Le
mot est facilement défini par un ordinateur, comme
un ensemble de caractères séparés
par des blancs.
Pour le linguiste, ce n'est pas aussi facile.
En effet, nous trouvons au moins trois types de mots :
1) Les mots "outils" qui ne signifient rien
en soit, tels que les adverbes, les prépositions...
Généralement, dans la plupart des études,
ces mots-là vont atterrir dans une "poubelle"
et ne sont pas analysés.
2) Les mots-thèmes dont le sens est sufisamment
large pour ne plus être significatif. Les mots-clés
les plus fréquents font partie de cette catégorie.
Par exemple, le mot "banque"dans une étude
sur la banque.
3) Les mots ou expressions significatifs en soi.
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Le lexique est un ensemble
fini
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Notre joie est sans bornes quand on s'aperçoit
que, quel que soit le sujet de l'étude, le lexique
constitué est composé d'un ensemble "fini"
de mots et d'expressions.
Qu'est-ce à dire ? Qu'il suffit d'interroger
un petit nombre de personnes (autour de vingt) pour
connaître la totalité du lexique du sujet
étudié. Sur un sujet donné, nous
avons tous le même lexique, composé en
moyenne de quelques centaines de mots différents.
La pauvreté de notre langage est
en fait une aubaine pour l'analyste, car il peut appliquer
à son sujet les principes et théorèmes
de la théorie des ensembles finis. Autrement
dit, quand un interlocuteur a parlé, je sais
ce qu'il a dit (les mots, les thèmes...) mais
aussi ce qu'il n'a pas dit. Et le
non-dit est souvent tout aussi signifiactif que
le dit.
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