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Ce n'est pas une critique de qui que
ce soit, mais un constat : on ne sait pas avec précision
ce que l'on dit, ni ce que l'on vient de dire ; on sait
seulement ce qu'on avait l'intention de dire.
Il suffit de faire une expérience simple : parlez
(ou faites parler quelqu'un) pendant 5 minutes dans un
magnétophone, puis écrivez les mots exacts
que vous avez prononcés et le nombre de fois
où vous les avez prononcés. Vous serez
étonné de l'écart entre ce que
vous avez dit (magnétophone dixit) et ce que
vous croyez avoir dit.
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Le
langage, vecteur de changement
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Des trois
niveaux de connaissance d'un individu que nous avons
vu par ailleurs : les opinions, le langage et les comportements,
seul le niveau du langage atteint un tel seuil de "non-conscience".
On y voit tout de suite deux avantages considérables
pour ceux qui étudient le langage de leurs partenaires
:
* Premier avantage : ils en viennent à savoir
sur eux, plus qu'ils n'en savent eux-mêmes ;
* Deuxième avantage : puisque le langage que
l'on adopte n'est qu'en partie conscient, alors les
changements de langage passeront plus inaperçus
que les changements d'opinions ou de comportements.
C'est pourquoi, les études de
langage, sont plus efficaces que les autres, quand l'objectif
est d'amener des changements dans la population étudiée
par l'étude.
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