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Quand nous interrogeons une population
donnée, nous obtenons rapidement, la totalité
des MOTS et EXPRESSIONS constituant le langage d'un
sujet donné (c'est la partie lexicale
de l'analyse sémantique), nous obtenons donc
aussi la totalité des concepts contenus dans
les textes étudiés (c'est la partie thématique)
et, de plus, par associations de mots et de thèmes
au sein des mêmes phrases, nous obtenons rapidement
un GRAPHE, vrai résumé
de ce qui a été dit par les personnes
interrogées.
Maintenant, dans certaines études, il peut se
faire que l'on ait le désir ou l'intérêt
d'analyser séparément les individus interrogés,
par exemple, dans le cadre d'une recherche de typologie,
ou dans une opération de marketing One to One.
C'est ici que nous découvrons l'avantage majeur
de l'aspect fini de tout langage.
En effet, pour chaque personne analysée, nous
découvrons aussi ce qu'elle n'a pas dit et que
les autres ont dit ; aussi bien en termes de LEXIQUE
qu'en termes de CONCEPTS ou de GRAPHES (syntaxe).
Or, ce qu'une personne ne dit pas en évoquant
un sujet donné, est aussi révélateur
de sa "personnalité" que ce qu'elle
dit consciemment. Il ne s'agit pas là d'inconscient
au sens freudien du terme, mais seulement d'un constat
en termes de structure.
Notre langage est structuré (cartes verbales),
nos comportements sont également structurés
(cartes comportementales) et la structure fait apparaître
les éléments qui n'ont pas l'habitude
de vivre ensemble.
Pour simplifier, nous parlerons
* de non-dit individuel, ce qu'une personne ne dit pas
alors que d'autres l'ont dit ; il s'agit dans ce cas
de l'absence de concepts-clés.
* de non-dit collectif (ou structural), constitué
des mots et thèmes non-liés dans le graphe.
Le graphe étudié sur la page de ce site
consacré à l'analyse des graphes montre
assez bien que travail et famille sont deux concepts
non-liés pour la personne interrogée. Et
cela, elle nous l'a dit, sans nous le dire expressément.
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